18info.com : « Le jardin Baudélire sort de terre rue Baudelique »

3 Mar

Un article du site 18info.com signé Marlène Andrezo (texte) et Emilie Wood (photos)

Photo Emilie Wood

Dans l’attente des travaux d’extension du conservatoire municipal Gustave Charpentier, 29 rue Baudelique, dans le 18e arrondissement de Paris, le terrain attenant de 130 m2 a été laissé à l’abandon durant plusieurs années. Aujourd’hui, il se transforme temporairement en jardin partagé.

Sous l’impulsion de l’association « Vert à soi », l’idée a germé, il y a environ un an, d’établir un jardin partagé éphemère à côté du conservatoire. Objectif : ramener plus de vie et d’animation dans la rue Baudelique, sombre et délaissée au beau milieu d’un quartier en pleine mutation. Grâce au soutien financier de la ville de Paris, le jardin Baudélire, en impliquant pleinement ses riverains, a obtenu le label « Main verte » qui encourage le développement des jardins collectifs.

Antoine Lagneau, membre de l’association, n’a qu’une ambition : « Nous nous inscrivons dans une démarche environnementale qui a pour objet de sensibiliser les jeunes et les riverains, et de créer un lien social autour d’un projet commun. » Une des parcelles du jardin Baudélire sera ainsi mise à la disposition des enfants des écoles voisines. D’où le projet d’ouvrir ce jardin le mercredi et un autre jour de la semaine, probablement le dimanche.

Culture hors-sol et biologique
Comme son nom l’indique, ce jardin éphémère a une durée de vie limitée. «Dès que lestravaux d’agrandissement du conservatoire débuteront, d’ici quatre ans environ, nous partirons, c’est la règle du jeu », précise Antoine Lagneau. Malgré quelques réticences initiales et craintes bien vite apaisées, beaucoup se sont intéressés au projet. L’association « Les Petites Frères des Pauvres », située au 13 rue Baudelique, a demandé à bénéficier d’une parcelle pour cultiver légumes et plantes.

 

Photo Emilie Wood

« Nous avons tout de même une contrainte de taille, explique Antoine Lagneau, nous n’avons pas l’autorisation de planter tout ce qui est comestible en pleine terre, à cause de sols probablement pollués. » Le remède est tout trouvé. Il s’agit du Bacsac, un bac en toile souple, facilement transportable et qui permet la culture hors-sol et biologique, autre obligation liée à la charte « Main verte ». L’association envisage également d’y inviter des artistes pour des performances artistiques, telles que des projections en plein air ou des concerts avec les musiciens du conservatoire.

Avant l’ouverture officielle du jardin le 21 mars 2011, jour du printemps, l’association organise, les 5 et 6 mars 2011, un week-end portes ouvertes pour partager ou échanger quelques graines à semer.

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